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Claquette danse : comprendre le tap dance et s'y mettre

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Claquette danse : comprendre le tap dance et s'y mettre

La claquette danse, aussi appelée tap dance, est une danse percussive où le pied devient instrument : des plaques métalliques fixées sous la pointe et le talon frappent le sol pour créer un rythme. Née au XIXe siècle aux États-Unis, elle se décline en deux grands styles, le jazz tap rythmique et les claquettes de Broadway, et se pratique dès l’âge de 5 à 7 ans.

D’où vient la claquette danse

Le mot dit déjà tout : le son. Ce que l’oreille perçoit, ce sont des plaquettes, de bois à l’origine puis de métal, qui claquent contre le plancher. Le danseur n’accompagne pas la musique, il la fabrique. Cette inversion fait toute la singularité de la discipline : ailleurs, le corps suit le rythme ; ici, le pied le crée.

Cette discipline naît dans le quartier de Five Points, à New York, dans les années 1830. Deux traditions s’y rencontrent. D’un côté, les danses percussives des Afro-Américains, héritées des rythmes syncopés africains. De l’autre, la gigue irlandaise (jig, reel) apportée par les immigrants. Selon le site Wikipédia, les premières confrontations dansées entre communautés africaine et irlandaise se tiennent justement dans ces sous-sols new-yorkais.

William Henry Lane, surnommé Master Juba, est considéré comme l’un des pères du genre. Il fusionne les appuis irlandais avec les rythmes africains et impose un style qui transforme le pied en percussion. Les chaussures à taps en fer telles que les studios les utilisent aujourd’hui apparaissent au milieu des années 1920.

Cette filiation explique un trait souvent mal compris : la claquette danse n’a pas un seul visage. Selon qu’un cours penche vers l’héritage africain, plus libre et improvisé, ou vers la rigueur irlandaise, l’expérience diffère radicalement. Connaître cette double racine aide à comprendre pourquoi deux écoles peuvent enseigner des choses très différentes sous le même nom.

Les deux grands styles à connaître

Toutes les claquettes ne se ressemblent pas. La pratique se sépare en deux familles, et choisir la sienne oriente le cours, la musique et même le matériel.

Le jazz tap (ou claquettes rythmiques) met l’accent sur la musicalité et l’improvisation. Le danseur écoute, dialogue avec les musiciens, cherche le contretemps. Le corps reste plutôt ancré, proche du sol, au service du son. C’est le terrain des puristes du rythme, celui qu’a poussé à son sommet un danseur comme Savion Glover dans les années 1990, avec une frappe puissante collée au plancher.

Les claquettes de Broadway privilégient le spectacle. Les déplacements sont amples, le haut du corps expressif, les bras dessinent des lignes. Ces claquettes peuplent les comédies musicales, où la danse compte autant que le bruit produit. Fred Astaire en reste l’archétype élégant, smoking et légèreté.

Un troisième repère utile : les claquettes irlandaises. Buste figé, bras collés au corps, semelle dure plutôt que plaques mobiles. C’est la cousine européenne, plus rigide, dont les claquettes américaines se sont émancipées au fil du XIXe siècle.

Quel style pour débuter ? La plupart des écoles francophones enseignent les claquettes américaines, jazz tap ou Broadway selon le professeur. Le débutant n’a pas à trancher d’emblée : les pas de base sont communs. Le style se précise plus tard, quand l’oreille et le goût se forment.

StylePrioritéPostureContexte typique
Jazz tapRythme, improvisationAncrée, basseJam, scène intimiste
BroadwaySpectacle, lignesHaute, expressiveComédie musicale
IrlandaisePrécision des appuisBuste droit, bras fixesTradition celtique

Pour comprendre comment ces sons se fabriquent concrètement, l’article comment fonctionnent les claquettes détaille la mécanique des plaques.

Le matériel : ce qui produit le son

Pas de claquette danse sans chaussures à taps. Deux plaques par soulier, une sous la pointe, une sous le talon. Leur poids et la forme de leur surface, concave ou convexe, modifient la tonalité, plus ou moins sourde, plus ou moins claquante. C’est ce que rappelle la documentation de la marque Bloch.

Trois fabricants reviennent toujours dans les studios : Capezio, Bloch et So Danca. Le débutant n’a pas besoin du modèle haut de gamme. Une paire d’entrée tient la première année sans problème.

L’autre élément décisif, c’est le sol. Le parquet en bois massif reste la référence : il résonne et préserve les chevilles. Le carrelage et le béton, eux, fatiguent les articulations et usent les vis plus vite. Qui s’entraîne chez soi peut investir dans une planche portable, un tap board, posée sur mousse haute densité. Le choix du revêtement est traité en détail dans quel sol pour faire des claquettes.

Un détail technique mérite l’attention dès l’achat : le tap se fixe par des vis sous la semelle. Selon la documentation Bloch, certaines plaques sont légères et discrètes, d’autres plus épaisses et lourdes, ce qui modifie le timbre. Les modèles d’entrée de gamme arrivent souvent avec des taps déjà fixés, prêts à l’emploi. Les danseurs avancés, eux, règlent parfois le serrage pour ajuster le son.

Côté tenue, rien d’exigeant : un bas souple, un haut près du corps pour que le professeur voie les appuis. Pas besoin d’équipement spécifique au-delà des chaussures.

Ce qui distingue la claquette des autres danses

Une question revient souvent chez les curieux : en quoi la claquette danse diffère-t-elle de la danse classique ou du modern jazz ? La réponse tient en un mot, déjà cité : le son.

Dans la plupart des danses, la musique préexiste et le corps la traduit en mouvement. En claquettes, le pied produit lui-même la partie rythmique. Le danseur devient à la fois musicien et interprète. Cette double casquette explique pourquoi la pratique sollicite autant l’oreille que les jambes.

Autre particularité : l’absence de prérequis musical. Un classique demande souvent des années de souplesse et de placement. La claquette, elle, livre un son satisfaisant dès les premières séances. Cette gratification rapide en fait une porte d’entrée idéale vers la danse pour les adultes débutants, parfois rebutés par des disciplines plus exigeantes sur le corps.

Enfin, la claquette se danse aussi bien seul qu’en groupe, sans partenaire imposé. Cette autonomie séduit ceux qui veulent progresser à leur rythme.

Les sons fondateurs

La claquette danse repose sur un alphabet réduit de frappes. Tout le reste n’est que combinaison. Trois sons servent de socle.

  • Le brush : la pointe balaie le sol vers l’avant, un seul son, aucun transfert de poids.
  • Le flap : un brush suivi immédiatement d’un appui, deux sons, le poids passe sur le pied.
  • Le shuffle : un brush avant puis un brush arrière, deux sons, sans poser le pied.

À partir de là viennent le ball change (transfert d’appui entre les deux avant-pieds), puis le time step, première vraie combinaison codifiée. Le vocabulaire complet et son enchaînement logique sont rassemblés dans comment jouer des claquettes.

Un détail rassure les hésitants : aucune base musicale n’est requise. Le rythme s’apprend en comptant à voix haute, un son par temps. La coordination pied-oreille se construit ensuite, séance après séance.

Pour qui, et à partir de quand

La claquette danse n’a pas d’âge. Les écoles accueillent les enfants dès 5 à 7 ans selon les structures, et les adultes jusqu’à plus de 70 ans. La Fédération Française Sports pour Tous la présente d’ailleurs comme une activité intergénérationnelle.

L’attrait dépasse le plaisir du son. La pratique fait travailler chevilles, mollets, cuisses et dos, améliore l’équilibre et la coordination, et stimule la mémoire, car il faut retenir le nom des pas et leur enchaînement. Un panorama complet figure dans pourquoi faire des claquettes.

Premiers résultats concrets ? Un débutant produit ses premiers rythmes en 4 à 6 séances de 30 minutes. Les pas de base se tiennent en quelques semaines. La coordination fine, elle, demande plusieurs mois de régularité.

Le profil type d’un nouveau claquettiste a changé. Longtemps réservée aux enfants en école de danse, la discipline attire désormais beaucoup d’adultes, séduits par son côté ludique et son faible impact sur les articulations comparé à la course. Les associations affichées par la Fédération Française Sports pour Tous accueillent d’ailleurs largement ce public adulte, dans une logique de loisir et de santé autant que de performance artistique.

Comment débuter sans se tromper

Trois voies s’ouvrent, rarement exclusives.

Le cours collectif d’abord, le plus efficace pour corriger la posture. Il se facture en général entre 10 et 25 EUR la séance, avec une adhésion annuelle souvent comprise dans une fourchette de 250 à 450 EUR. Pour trouver une structure adaptée, l’article claquette cours recense les bons critères.

La pratique à domicile ensuite, en complément. Un sol correct, une paire de chaussures, dix minutes par jour suffisent à ancrer les automatismes. Le cours en ligne enfin, utile pour réviser, mais qui ne remplace pas l’œil d’un professeur sur les appuis.

Le réflexe à éviter : acheter du matériel coûteux avant le premier cours. Une paire d’entrée de gamme et un parquet font l’affaire pour démarrer. Le reste s’achète une fois le goût confirmé, jamais l’inverse.

Prochaine étape concrète : repérer une école près de chez toi, réserver un cours d’essai, et compter 4 à 6 séances avant de juger si le rythme te parle. La plupart des claquettistes décident dès le premier mois.

Sources : Wikipédia (article « Claquettes »), Fédération Française Sports pour Tous, et le guide des chaussures à taps de la marque Bloch.

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